cheval dans l'eau

La Thérapie Assistée par le Cheval (TAC) est considérée comme un soin psychique médiatisé par le cheval et dispensé à une personne dans ses dimensions psychique et corporelle. La progression équestre n’est pas un objectif en soi, et il est accordé une importance aux rencontres à pied avec un cheval en liberté, dans un manège, ou lors du pansage (en box ou à l’attache).

-> Cette pratique n’est pas une profession réglementée par la législation française. Il en résulte que le titre d’ “équithérapeute” ou d’ “hippothérapeute” n’est pas protégé par la loi, et qu’il n’existe pas de formation d’Etat garantissant la compétence des professionnels.

-> Les différents organismes représentatifs s’accordent sur le fait que qu’il est important (voire nécessaire), afin d’exercer dans de bonnes conditions, que les thérapeutes aient reçu une double formation :

  • une formation paramédicale ou médico-sociale de base, délivrant un diplôme reconnu par l’état ;
  • une formation spécialisée en “équithérapie”, délivrant un diplôme privé ou une attestation de participation.

-> Voir à ce sujet le site d’Equit’Aide sur l’émergence du statut d’équicien : «mot crée à partir de la racine “equus” (cheval) et “cien” terminaison de métier. Ce mot vient donner un nom de métier permettant de regrouper tous les termes plus ou moins flous visant à identifier les activités avec le cheval pour les personnes en situation de souffrance passagère ou durable ou atteintes d’un handicap moteur, social, sensoriel ou mental. Un équicien est donc un professionnel habilité à accompagner des actions avec le cheval auprès de toute personne en situation de handicap ou de souffrance passagère ou durable.»


-> Le thérapeute peut se heurter à différentes limites. Tout d’abord les siennes : il n’est pas forcément en mesure de pouvoir aider et soulager tout le monde. De plus, la Thérapie Assistée par le Cheval ne convient pas forcément à tout le monde. Il est à noter que certains handicaps physiques sont impossibles à allier avec la pratique de la monte : dans ce cas, l’attelage peut être une alternative intéressante (plus alors orientée dans une optique de loisir).

-> L’importance des connaissances éthologiques que doivent posséder / acquérir les thérapeutes afin, entre autres, de connaître et de respecter le bien-être du cheval.

-> Idéalement, la prise en charge, la régularité des séances et la durée de thérapie se fait au cas par cas, en fonction du handicap et du projet thérapeutique de la personne, en lien avec la famille, et le personnel accompagnant.

-> Pour certaines personnes (polyhandicapées, IMC par exemple) : un avis médical provenant d’un médecin spécialiste (médecin de rééducation par exemple) est indispensable.

-> Ce type de thérapie adaptée peut aussi être une thérapie de communication qui permet de vaincre certaines inhibitions et qui favorise une meilleure relation avec l’environnement social et affectif de la personne.

-> L’espace thérapeutique englobe le travail mené avec le cheval dans sa globalité. Il vise le bien-être (plaisir) et une progression ou une stabilisation sur les plans physiques et moteur, relationnels et affectifs, ainsi que psychiques (image de soi, confiance). 

·

=> L’intérêt de ces séances à visée thérapeutique avec le cheval s’explique alors par ses qualités en tant qu’être vivant ayant un appareil psychique propre, un être doux et chaud, socialement valorisant et adapté, susceptible de porter et de transporter, non jugeant et non intrusif, apte à accepter les projections, apte au dialogue sur un mode archaïque, digne d’intérêt et de soin. Ces qualités ne font pas du cheval un thérapeute, mais bien un médiateur qui, faisant lien avec un thérapeute, sera en mesure d’ouvrir des opportunités, et de rendre possible l’amélioration d’une pathologie physique, psychique ou d’un mal-être. Le cheval est médiateur de la relation patient/thérapeute.


Formations et Stages

HANDICHEVAL offre une formation plus tournée vers le loisir adapté. Trois niveaux validés par un certificat.

Equit’Aide (Handicheval Lorraine)

– L’université de Paris 13 propose une formation en deux ans : « Attestation Universitaire Européenne de Réadaptation par l’Equitation », encadrée par le Dr R. Garrigue et A. Audrey. -> Formation plus tournée vers la rééducation. La formation pratique se déroule au Centre Equestre de Saint-Victor à Autrêches (60).

FENTAC (Fédération Nationale de Thérapies Avec le Cheval) propose une formation plus tournée vers la psychomotricité.

FEETAC (FÉdération Est de la Thérapie Avec le Cheval) qui est l’antenne Strasbourgeoise de la FENTAC

–  SFE (Société Française d’Equithérapie) propose une formation plus tournée sur la relation psychothérapeutique de la relation avec le cheval.

– Stage «Bien Accompagner en Equithérapie». Ce stage, en collaboration avec le Centre équestre Les Poneys d’Enfer et le Centre de Ressources Multihandicap, a pour but de fournir aux professionnels concernés un cadre de réflexion et des savoirs nécessaires quant à l’approche de cette médiation, et d’interroger sur la place, le rôle et le sens de cet accompagnement.

¤

Quelques organismes privés proposant des formations à l’étranger :

« Anthe-Anthesis » et « Handhippo » en Belgique,

– « ASTAC » – Association Suisse Thérapie Avec le Cheval et « Schweizer Gruppe für Hippotherapie-K » en Suisse,

– « EAGALA » – Equine Assisted Growth And Learning Association – aux USA et en Grande-Bretagne,

– « NARHA » – North American Riding for Handicapped Association – aux USA et au Canada,

– « Nederlandse Stichting Helpen met Paarden » aux Pays-Bas.