Les animaux sont-ils des gens comme les autres ?

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Mercredi 2 mai 2012 à 18h30 à l’auditorium de la Cité des sciences

Pésentation par Georges Chapouthier

Il y a trois manières de concevoir les animaux par rapport aux êtres humains : l’animal humanisé, identique à l’homme, l’animal-objet et l’animal-être sensible, proche parent de l’homme sans être exactement son identique. C’est cette dernière conception qui paraît la plus conforme à ce que nous savons aujourd’hui des animaux. Les animaux sont capables de traits culturels : utilisation d’outils, de règles cognitives, de communications complexes, voire de langages, de règles morales ou de préférences esthétiques. Ils disposent d’aptitudes de mémoire et de conscience assez proches des nôtres, quoique non identiques. Bref l’être humain est clairement un animal, mais doté de certaines aptitudes intellectuelles particulières. Toutes ces considérations amènent à souligner la nécessité, pour l’homme, d’adopter, à l’égard des animaux, un meilleur comportement moral et de leur attribuer certains droits.

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L’histoire vue du côté des bêtes

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Mercredi 9 mai 2012 à 18h30 à l’auditorium de la Cité des sciences

Présentation par Eric Baratay

L’histoire, celle bâtie par les hommes, est toujours racontée comme une aventure qui ne concerne qu’eux Pourtant, les animaux ont participé et participent encore abondamment à de grands événements ou à de lents phénomènes historiques. Leurs manières de vivre, de sentir, de réagir ne sont jamais étudiées pour elles-mêmes, comme s’il n’y avait d’histoire intéressante que celle de l’homme. Comme s’il existait en nous une difficulté à prêter attention aux vivants que nous enrôlons, mais que nous traitons comme des objets, indignes de participer à la marche de l’histoire. L’histoire vécue par les animaux est pourtant, elle aussi, épique, contrastée, souvent violente, parfois apaisée, quelquefois comique. Elle est faite de chair et de sang, de sensations et d’émotions, de douleur et de plaisir, de violences subies et de connivences partagées. Elle n’est pas sans répercussions sur la vie des hommes, à tel point que ce sont leurs interactions, leurs destins croisés qu’il faut désormais prendre en compte. Elle est donc loin d’être anecdotique et secondaire. Il faut se défaire d’une vision anthropocentrée pour adopter le point de vue de l’animal. et fournir ainsi une autre version de l’histoire, qui ne manquera pas d’intéresser notre monde inquiet de la condition faite aux animaux.

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