« Y’a un animal mais y’en n’aura bientôt plus »

 

«Un tiers des établissements français d’éducation spéciale pour enfants ayant des troubles de la conduite et du comportement, pour enfants handicapés, pour déficients sensoriels…. sondés par le Centre d’étude et de Recherche sur la Philanthropie ont admis qu’ils travaillaient avec des animaux mais envisageaient de cesser cette activité à l’avenir.

Le rapport d’étude – Les animaux dans les établissements –  mandaté par la Fondation Sommer révèle que la présence d’animaux repose sur une décision de favoriser la relation enfant/animal. Dans 2/3 des cas, les établissements  d’éducation spéciale accueillant des enfants handicapés ou en difficulté en profitent pour organiser des activités : de loisirs (1 sur 4), thérapeutiques (1 sur 3), activités occupationnelles qui sont les plus fréquentes (1 sur 2). Mais les responsables de ces établissements clament en choeur : cette présence revêt un caractère globalement problématique. C’est pourquoi plusieurs d’entre eux n’ont plus d’animal à ‘demeure’. Soit que la dite présence engendre des lourdeurs administratives que ces établissements ne veulent plus assumer. En effet, le premier obstacle est la perception d’une réglementation sanitaire incompatible avec la présence constante d’un animal. Soit que l’organisation et la prise en charge (notamment dans les périodes où l’établissement est fermé) deviennent problématiques avec le temps. Soit, en fin, que les risques encourus pour les enfants (dans les établissements accueillant des enfants handicapés surtout) et pour les animaux sont jugés excessifs. Ce dernier point est étonnant car un tiers d’entre eux rappelons-le travaille avec des animaux et des enfants.
Photo issue du site: http://zootherapie.asso.frBref il ressort de cette étude quantitative réalisée il y a 5 ans que les établissements veulent favoriser la relation de l’enfant avec l’animal, mais dans le quotidien cela se complique. Ces établissements ne semblent pas vouloir emprunter la voie de l’animal résident mais optent pour amener les enfants, quand cela est possible, aux animaux. Ce serait une option gagnante et pour les établissements et pour les organismes externes, chacun partagerait charges et responsabilités et tout le monde pourrait compter sur la compétence de chacun des partenaires.
Au Québec, certains organismes offrent cette avenue. Quels sont les établissements qui en profitent ?

Témoignage :
Emmanuelle Fournier-Chouinard, psychologue et zoothérapeute dans la belle région du Saguenay, a accompagné un groupe d’adolescents souffrant de dysphasie pour une aventure en plein air en compagnie de chiens de traîneaux et de chevaux. Elle a pu vérifier une fois de plus l’apport inestimable des animaux dans le soin des humains.
http://www.radio-canada.ca/regions/saguenay-lac/emissions/emissionV0.asp?pk=321 »

Source : Sandra et Le Chien

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