Archive mensuelle pour novembre 2010.
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Groupe de Travail des Archives Husserl, 2010-2011
Coordonné par Anne Le Goff
Philosophie et Phénoménologie de l’Animalité
« Si l’animal est tout le temps présent en philosophie, c’est rarement pour lui-même, mais comme limite négative de l’homme. Pourtant un certain nombre de philosophes pensent, aujourd’hui, que la philosophie a bien quelque chose à dire des animaux, et s’efforcent de fournir des manières nouvelles de penser les animaux et nos relations à eux. C’est à ce travail d’élaboration conceptuelle que veut participer ce groupe de travail, en fournissant notamment un espace de discussion entre la phénoménologie, des philosophies d’inspiration différente et l’éthologie. Les travaux éthologiques ont, en effet, depuis quelques décennies, transformé le savoir sur les animaux. A la philosophie de prendre en compte ces travaux (en premier lieu, en renonçant à parler de « l’animal » comme d’une catégorie homogène, mais plutôt des animaux), et de proposer les concepts adéquats. »
Le samedi, une fois par mois, de 14h à 16h00 sauf exception :
27/11, 04/12/2010 est reporté au 08/01/2011, 22/01, 5/03, 26/03, 30/04, 28/05
Lieu : Ecole Normale Supérieure : 45 rue d’Ulm (Salle Pasteur) – 75005 Paris
Programme et informations : ICI.
Voici un article paru dans le magazine Cerveau et Psycho n° 42 de Novembre/Décembre 2010, rédigé par Scott Lilienfeld et Hal Arkowitz – tous deux professeurs en psychologie.
Les animaux de compagnie soulagent le stress de leur maître et le réconfortent. En revanche, leur valeur thérapeutique n’est pas prouvée.
Des animaux contre le stress
Rendue populaire dans les années 1960 par le psychologue Boris Levinson, cette thérapie s’est rapidement répandue. Une étude publiée en 1973 par la psychologue Susan Rice et ses collègues de l’Université d’État de l’Oklahoma révélait que 21 pour cent des psychothérapeutes de l’Association américaine de psychologie intégraient un animal dans leurs traitements.
On ignore si cette proportion a changé en 35 ans. Ce type de thérapie est-il efficace ? Pour com-mencer, il faut d’abord faire la différence entre deux utilisations de ces animaux : un usage récréatif et un usage thérapeutique. Les usages récréatifs ont pour seul objectif de distraire leur maître. Les avis divergent quant à l’effica- cité à long terme de la présence d’un animal de compagnie. Pour montrer que les animaux ont un réel intérêt thérapeutique, les psychologues doivent montrer que les animaux produisent des effets positifs à long terme sur la santé mentale des personnes traitées, pas simple- ment des modifications de courte durée de leur humeur, par exemple une sensation de relaxation ou de bien-être. L’animal qui a sans doute été le plus étudié est le dauphin, utilisé auprès des enfants autis- tes ou présentant des troubles du développe- ment. Cette thérapie est essentiellement prati- quée aux États-Unis, notamment en Floride et à Hawaii, mais aussi au Mexique, au Japon, en Russie, en Chine. Durant les séances de théra- pie, les enfants interagissent avec un dauphin en captivité et on leur demande d’accomplir quelques tâches simples, par exemple de placer des anneaux sur un support. Les dauphins « reforceraient » certains comportements des enfants. Certains sites consacrés à ce type de thérapie sont dithyrambiques sur les résultats qu’elle permet d’obtenir. Pourtant, nous nous interrogeons sur la validité des affirmations que l’on peut y lire.
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Réconfort, mais pas de valeur
thérapeutique avérée
Bibliographie
